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Gartenhotel Theresia : hôteliers par tradition et par passion

Le Gartenhotel Theresia****Superior à Saalbach-Hinterglemm est actuellement dirigé par ses propriétaires pour la 3e génération consécutive. La famille Brettermeier a fait de cet hôtel l'un des premiers – et jusqu'à présent le seul – de la catégorie 4 et 5 étoiles du Pays de Salzbourg à proposer des mets entièrement biologiques à tous les repas. Ils comptent parmi les pionniers en matière de gastronomie BIO dans tout le pays.


C'est grâce au Gasthof Auhof que la grand-mère de Marianne Brettermeier, Theresia Gensbichler (née en 1906), posa dès la fin de la Seconde Guerre mondiale les jalons de l'actuel Gartenhotel Theresia. Le capital de départ, elle l'avait épargné en se privant pendant de nombreuses années. Elle était alors vachère à son compte et louait tous les étés un alpage où elle emmenait les vaches des fermiers qui n’avaient pas d’alpages à eux. Le paiement ne se faisait pas en argent, mais en nature. Elle trayait les vaches, transformait le lait en beurre et en fromage, livrait ces produits aux propriétaires des troupeaux et en récompense de son dur labeur, elle pouvait en garder une partie.

C’est là qu’elle commença à vendre le beurre et le délicieux fromage du Pinzgau fabriqués par ses soins. 14 étés durant - pendant les mois d'hiver, elle travaillait comme cuisinière, femme de maison, etc. – elle fit peu à peu l'acquisition de son propre troupeau de chèvres, de cochons et plus tard de quelques vaches aussi. En 1947, elle les revendit pour acheter un terrain dans les marais près de la Saalach, sur lequel elle fit faire le gros œuvre du rêve de sa vie – son propre "chez elle", sa propre auberge, son Gasthof.

Ce n'est qu'en 1955 que le Gasthof put être terminé, tout simplement parce que l'argent n’avait pas suffi pour continuer la construction avant. Theresia venait de la seule famille de paysans d'Hinterglemm qui, en plus de l'agriculture, tenait aussi une auberge, le "Dorfwirtshaus", qui avait la particularité de disposer d’un "parquet pour danser". Pourtant, comme il était d'usage à l'époque, l'ensemble des biens fut réparti entre les quatre frères, et en compensation, les deux filles ne reçurent qu'une chambre à coucher avec une armoire, des vêtements, de la vaisselle, des couverts, etc. pour leur nouveau foyer et le droit d'habiter chez l'un de leurs frères jusqu'au jour où elles se marieraient.

La jeune Theresia eut alors une chambre dans la maison de son frère Hans vulgo "Hintermoasa" et de sa famille. C’est au refuge Hintermaisalm que Theresia mit au monde ses deux enfants. Cette grand-mère peu banale ne se contentait pas d'être une véritable femme d'affaires, elle avait également des idées bien arrêtées. Johann Hasenauer, nach dem das Hotel Johann in Saalbach-Hinterglemm benannt ist. Elle ne se maria jamais, bien qu'elle mît au monde deux enfants de l’homme qui fut l'amour de sa vie : Johann Hasenauer, agriculteur à Hinterglemm. Ils ne vécurent jamais ensemble et veillèrent – bien qu'ils aient chacun leur domicile et qu'ils se soient toujours entraidés – toute leur vie au bien-être de leurs deux enfants, qui grandirent aussi bien à la ferme de leur père que sur l'alpage auprès de leur mère.


Leur fils, Bartholomäus, fut adopté par son père afin que le nom des Hasenauer reste à la ferme, dont il reprit plus tard les rênes. Leur fille Marianne, née sur l'alpage en 1928, continua à mener le Gasthof créé par grand-mère Theresia, avec pas moins de 45 lits et reçut de son père un terrain sur lequel, à la fin des années 50, elle fit construire avec son époux Franz – fils de fermier né en 1919 à Jochberg bei Kitzbühel au Tyrol, l'hôtel Egger (il appartient aujourd'hui à Josef Egger, le frère de Mme Brettermeier).


Pendant longtemps encore, grand-mère Theresia tira les ficelles en arrière-plan. À l'automne de sa vie, elle pouvait s'enorgueillir d'une vie bien remplie et savourer le succès de ses enfants et petits-enfants, bien qu'elle racontât souvent, pensive et grave, les temps de privations, de souffrance et de famine pendant la guerre. La crise de 1929 était encore très présente dans sa mémoire, même à un âge très avancé. Aussi, les dettes lui faisaient peur et elle ne fit jamais vraiment confiance aux banques. Elle n'investissait que lorsqu'elle avait de l'argent sonnant et trébuchant en poche.

Elle ne mourut qu’un an après grand-père Johann, son "partenaire de cœur pour la vie" et père de ses enfants. Selon ses dernières volontés, ils reposent tous deux dans le même caveau. Une belle fin pour un grand amour par comme les autres, à qui la vie commune fut refusée de leur vivant. En outre, tous deux furent membres-fondateurs des remontées mécaniques d’Hinterglemm en 1950 : grand-père en échange d’heures de travail et en nature sous forme de bois pour les piliers de soutènement, grand-mère en échange de 5000 Schillings en espèces, une somme considérable pour l’époque. Mais tous deux avaient déjà compris la nécessité d’investir dans le futur du tourisme et prirent le risque. Le jeu en valait la chandelle !

En 1954, leur fille Marianne épousa Franz Egger. Leur fille Marianne junior naquit en 1955, leurs fils Josef et Franz en 1956 et 1966.

En 1980, à l’âge où d’autres prennent leur retraite, ces deux-là démolirent entièrement le Gasthof et firent construire l’hôtel Theresia avec 96 lits en 1981. Déjà à l’époque, l’hôtel disposait d’une piscine couverte et de deux saunas.  Il fut officiellement classé dans la catégorie 4 ½ étoiles. Puis, au milieu des années 90, les parents Egger firent construire l’Aparthotel Hechenberg composé de 12 appartements de location à Hinterglemm pour Franz, leur plus jeune fils, .

Le père Egger fut de longues années le gérant des remontées mécaniques d’Hinterglemm – à l’époque en pleine expansion –, premier adjoint au maire, gérant de l’office du tourisme de Saalbach-Hinterglemm et surtout, hôtelier dévoué corps et âme à sa profession, "guide de randonnée" pour ses hôtes en été, et en hiver un véritable ami de la montagne ! Hélas, il nous a quittés en 1999, une semaine avant que nous puissions fêter son 80e anniversaire. De nombreux hôtes regrettent beaucoup les conversations qu’ils menaient avec lui, ses histoires d’autrefois, sur les gens de la vallée et sa façon de philosopher sur "Dieu et le monde". 

Marianne junior, née dans l’ancien Gasthof Auhof et petite-fille de grand-mère Theresia, revint à la maison en 1981 après une formation de 5 ans à l’École Supérieure du Tourisme au château Klesheim à Salzbourg, puis un séjour de trois mois à Paris et son diplôme d’études de sciences sociales et économiques qui suivirent à Innsbruck et Graz. C’est là qu’elle fit la connaissance de son époux, Harald Brettermeier, camarade d’université de Klagenfurt. Comme cela était prévu, elle vint reprendre le flambeau de ses parents (à son grand regret, elle dut renoncer à sa passionle ski de compétition – car l’entraînement n’était pas compatible avec ses études. C’est pour cela qu’elle mit au clou – le cœur lourd – une carrière de skieuse très prometteuse. Elle fut entre autres championne régionale de slalom géant, obtint la deuxième place aux compétitions internationales de Toppolino en Italie, une compétition qui à l’époque, et aujourd’hui encore, passe pour le test obligatoire des jeunes skieurs porteurs d’avenir).

En 1983, Marianne et Harald se marièrent et en 1984, leur fils Harald junior – la tête créative de la famille – vint au monde. En 1986, ce fut le tour de Franz-Josef (étudiant en Economie Internationale d’Entreprise et sciences politiques, actuellement à Innsbruck) et en 1993, de leur fille Anna-Theresa (lauréate de l’École Supérieure du Tourisme -  "comme sa mère".

À la fin des années 80, Marianne Brettermeier-Egger reprit avec son mari la direction de l’hôtel Theresia. Sous sa conduite, la maison est devenue un Design-Hotel à l’orientation claire : design moderne – tradition intemporelle. Le célèbre bureau d’architectes Pichelmann (Gustav Pichelmann est un Cousin de M. Brettermeier) reconfigura entièrement cette maison de style alpin classique entre 2003 et aujourd’hui – tous les ans pendant la pause automnale. Le style de la maison : bois clair, lignes modernes, beaucoup de lumière naturelle et effets d’éclairages discrets. Tout cela donne à l’ensemble un "nouveau purisme" qui n’est ni froid ni distancé, mais donne aux lieux une personnalité vivante à la note autrichienne. Depuis toujours, la famille Brettermeier investit dans l’embellissement de l’hôtel Theresia (distinction de l’"Initiative Architektur" 2010), dans des mesures pour préserver l’environnement et les ressources, et "last but not least" dans la qualité sans failles des produits alimentaires biologiques.

La galerie d'art moderne et contemporain est autant une passion pour Harald Brettermeier qu’un enrichissement pour les hôtes amateurs d’art.

Tout comme l’ont fait nos ancêtres avant nous, nous considérons nos hôtes du monde entier comme des amis dans notre maison et sommes très heureux de pouvoir les chouchouter ! Comme le disait un de nos hôtes fidèles : "Cette maison a une âme !"
Et nous nous permettons de reprendre – à peu de chose près – les paroles de Gustav Mahler : "La tradition, c’est la transmission du feu et non le culte de la cendre."

Nous avons particulièrement à cœur de vous expliquer aussi bien la tradition et l’évolution de la maison que celle de la région pendant notre "heure d’histoire hebdomadaire" et grâce à notre galerie de magnifiques photos anciennes dans le hall-salon. Vous êtes chaleureusement invités à y prendre part !

La famille Brettermeier et Mme Egger

PS : en 1981, nous avons rebaptisé le Gasthof Auhof en Hôtel Theresia, en l’honneur de sa fondatrice, grand-mère Theresia. Elle en a été ravie ! Elle resta chez nous jusqu’à ses derniers jours et nous quitta en 1992 entourée des siens.
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