Hôtelier par tradition et par passion depuis 1948

Le Gartenhotel Theresia****Superior et l’Hotel Johann**** à Saalbach-Hinterglemm sont dirigés par leurs propriétaires pour la troisième génération consécutive. Dans tout le Pays de Salzbourg, la famille Brettermeier fait figure de proue puisqu’elle a été la première à faire de ses deux hôtels proposant une gastronomie entièrement biologique.

C’est juste après la seconde guerre mondiale que Theresia Gensbichler, née en 1906 – la grand-mère de Marianne Brettermeier - posa la première pierre de l’auberge Auhof, devenue depuis l’hôtel Theresia. Son capital de départ, elle l’avait économisé à la force du poignet, durant de longues années de privations. En effet, établie vachère indépendante, elle louait tous les étés un alpage où elle emmenait paître les vaches de fermiers ne possédant pas de pâturages en montagne. Son salaire n’était pas versé en écus sonnants et trébuchants. Pour autant, elle était payée en nature : avec le lait des vaches, elle fabriquait beurre et fromage qu’elle livrait ensuite aux propriétaires du bétail. En récompense de son travail, elle avait le droit d’en garder une partie et c’est ainsi qu’elle se mit à vendre son beurre et son délicieux fromage du Pinzgau. Au fil des ans, elle parvint à acquérir un troupeau de chèvres, complété plus tard par quelques vaches. A la fin des années 40, elle revendit son bétail pour acheter un terrain à bâtir et elle put enfin commencer à réaliser le rêve de sa vie – une maison bien à elle et sa propre auberge. Ce n’est qu’en 1955 que l’auberge put être terminée, l’argent pour les travaux faisant régulièrement défaut.

Theresia venait de la seule famille de fermiers à posséder également, en plus de leur ferme, une auberge à Hinterglemm – l’auberge du village avec ce que l’on appelait à l’époque un "Tanzboden" (salle de bal). Mais comme c’était l’usage à la campagne autrefois, tous ces biens furent répartis entre ses quatre frères. Les deux sœurs reçurent pour tout héritage une armoire et un trousseau, à savoir du linge, de la vaisselle, des couverts etc. pour leur propre foyer, ainsi que le droit d’habiter chez un de leurs frères jusqu’au jour de leur mariage.

Dès lors, la jeune Theresia emménagea dans une chambre au refuge Hintermaisalm, où habitait son frère avec sa famille, et domicile où plus tard elle mit elle-même ses deux enfants au monde. Aidée de son frère Hans, elle fit aussi du commerce de chevaux, ce qui l’emmena jusque dans le Tyrol du Sud. Cette grand-mère n’était pas seulement une véritable femme d’affaire, c’était également quelqu’un de très déterminé : elle ne se maria jamais, mais eut deux enfants avec Johann Hasenauer, fermier à Hinterglemm et grand amour de sa vie.

Tous deux n’eurent jamais d’autre partenaire dans la vie et– bien que vivant chacun chez soi – ils s’entraidèrent et firent de leur mieux pour le bien-être de leurs deux enfants. Leur fils, Bartholomäus, fut adopté par son père Johann, pour que le nom Hasenauer reste dans la ferme, dont il prendrait plus tard la succession. Leur fille Marianne, née au refuge en 1928, dirigea l’auberge de 45 lits créée par la grand-mère Theresia. Elle reçut de son père une parcelle de terrain à bâtir, et à la fin des années 50, avec son mari Franz - (fils de fermier de montagne né en 1919 et originaire de Jochberg près de Kitzbühel au Tyrol) - fit construire l’hôtel Egger (qui appartient maintenant à Josef Egger, le frère de Madame Brettermeier).

Grand-mère Theresia tira les ficelles en coulisse pendant encore longtemps. Et à l’automne de sa vie, elle pouvait se targuer d’une vie bien remplie et savourer le succès de ses enfants et petits-enfants, bien qu’elle leur racontât souvent, pensive et en les mettant en garde, les époques sombres, les privations, la souffrance et la faim qu’elle avait endurées pendant la guerre. Même à un âge très avancé, elle se souvenait parfaitement de la crise mondiale et financière de 1929. Redoutant les dettes, elle ne fit jamais entièrement confiance aux banques : elle n’investissait que quand elle avait suffisamment de fonds pour en disposer. Elle mourut un an après grand-père Johann, le "partenaire de cœur de sa vie" et père de ses enfants. Ses dernières volontés ont été exaucées et elle repose à présent à ses côtés.

Une belle fin pour un grand amour peu banal, qui ne connut jamais la vie commune. En 1950, ils étaient devenus tous deux membres-fondateurs des remontées mécaniques de Hinterglemm : le grand-père grâce à des heures supplémentaires et dons en nature - du bois pour étayer les remontées – et la grand-mère grâce à une épargne de 5.0000 Schilling - une somme absolument énorme à l’époque.

Mais tous deux avaient déjà compris la nécessité d’investir dans l’avenir du tourisme et prirent un risqu qui rapporta ses fruits !

Leur fille Marianne épousa Franz Egger en 1954 et de leur union naquirent Marianne en 1955, Josef en 1956 et Franz en 1966.

En 1980, à un âge où d’autres prennent leur retraite, le couple fit entièrement démolir l’auberge pour bâtir à la place un hôtel de 96 lits que l’on dota dès le départ d’une piscine intérieure et de deux saunas, grâce auxquels l’hôtel fut placé officiellement dans la catégorie 4 ½ étoiles. Dans le milieu des années 90, ils firent construire à Hinterglemm pour leur plus jeune fils Franz l’Aparthotel Hechenberg avec 12 appartements équipés.

Le père Egger fut pendant longtemps fondé de pouvoir des remontées mécaniques de Hinterglemm, alors en plein essor, mais aussi premier adjoint au maire, fondé de pouvoir de l’office du tourisme de Saalbach-Hinterglemm et surtout un hôtelier dans l’âme, été comme hiver « guide de randonnée » pour ses hôtes et un véritable ami de la montagne ! Hélas, il nous quitta en 1999, une semaine avant son 80ème anniversaire. Notre clientèle d’habitués se souvient encore des conversations avec lui, de ses histoires sur le passé, des gens de la vallée et de sa façon de philosopher sur tous les sujets possibles et imaginables.

Marianne jun., petite-fille de grand-mère Theresia, née dans l’ancienne auberge, revint comme prévu en 1981 reprendre sa place dans l’entreprise familiale, après une formation touristique de 5 ans à l’école hôtelière du château Klesheim à Salzbourg, un séjour de 3 mois à Paris et un diplôme d’études en sciences sociales et économiques à Innsbruck et Graz, où elle rencontra son époux Harald, un camarade d’université originaire de Klagenfurt. Ils se marièrent en 1983 et un an plus tard, naquit Harald jun.- la tête créative de la famille, diplômé d’études "Informations-Design" -, suivi en 1986 de Franz-Josef - étudiant en gestion internationale et sciences politiques, actuellement à Innsbruck - et en 1993 d’Anna-Theresa qui, suivant les traces de sa mère, fréquente une école hôtelière pour un cursus de 5 ans.

A la fin des années 80, Marianne Brettermeier-Egger et son mari prirent la direction de l’hôtel Theresia qui devint un design-hôtel à l’orientation très claire : design moderne – tradition intemporelle. De 2003 à 2008, le très réputé bureau d’architectes viennois Pichelmann (Gustav Pichelmann est un cousin de M. Brettermeier) a reconçu cette maison au style alpin classique et la agrémenté de bois clair, de lignes épurées, modernes, de beaucoup de lumière naturelle et d’effets de lumière discrets : un nouveau purisme ni froid ni distant qui, au contraire, transmet aux lieux une personnalité incontestablement vivante et une note très autrichienne.

Depuis, la famille Brettermeier investit continuellement dans l’embellissement de l’hôtel Theresia, mais aussi dans la protection des ressources et de l’environnement, et enfin, "last but not least", dans la qualité irréprochable de ses produits biologiques.

La galerie d’art moderne & contemporain, c’est la passion du maître des lieux, Harald Brettermeier, et c’est aussi un enrichissement pour les hôtes intéressés.

Fidèles aux idées de nos ancêtres, nous considérons les hôtes du monde entier comme des amis de notre maison et prenons plaisir à les chouchouter ! Comme l’a dit un jour un adorable habitué : "Cette maison a une âme !" Et nous empruntons à Gustav Mahler cette citation : "La tradition, ce n’est pas idolâtrer la cendre, c’est transmettre le feu".
Nous avons particulièrement à cœur de vous expliquer - à vous nos hôtes - au cours de notre heure historique hebdomadaire, à l’aide de notre magnifique galerie de photographies anciennes, aussi bien la tradition et l’évolution de la maison que celles de la région. Et nous vous invitons chaleureusement à vous joindre à nous.

La famille Brettermeier et Mme Egger (85 ans et en parfaite santé, au milieu de sa grande famille)

PS : en 1981, nous avons rebaptisé la maison et l’ancien "Gasthof Auhof" est devenu l’hôtel Theresia, en l’honneur de notre fondatrice, grand-mère Theresia. Elle en a été très heureuse ! Elle a vécu chez nous jusqu’à son dernier jour et nous a quittés en 1992.
En décembre 2012 le nom de  l'Aparthotel Theresia a changé à Hotel Johann en l'honneur et à la memoire du grand-père Johann Hasenauer. Comme ca Theresia & Johann se trouvent côte à côte posthum.






20.05.2013
http://www.hotel-theresia.com/designhotel/fr/theresia/historisches/familiengeschichte.php

Das ist eine Druckaugabe (fr)